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Publié : 18 mai 2017

Qu’est-ce qu’un bon oral de français ? Ou comment éviter d’annoncer que Voltaire est un auteur surréaliste du XVIe siècle...

- On attend d’un élève de 1ère qu’il sache situer les auteurs de sa liste dans leur contexte. Il faut donc éviter de faire de Victor Hugo un surréaliste, ou d’affirmer que Baudelaire est un poète du XVIe siècle ! On ne pourra que trop conseiller de se fabriquer une frise chronologique (du XVIe au XXe siècle), et d’y reporter les mouvements littéraires et les auteurs figurant sur la liste de textes.
- Le candidat doit être à même de conduire lui-même sa prestation (sauf pour l’entretien où c’est l’examinateur qui pose ses questions). Vous devez donc connaître la marche à suivre :
* introduction qui permet de présenter brièvement l’auteur et l’œuvre
* lecture du texte
* rappel de la problématique et annonce des axes
* étude du texte en suivant les axes annoncés
* conclusion qui répond à la problématique et donne une ouverture
- On attend une bonne connaissance de l’œuvre intégrale ainsi que des autres textes du groupement. L’entretien vise souvent à vérifier cette connaissance. Il faut être capable de confronter les textes, de les « comparer ».
- Une liste d’oral comporte des documents complémentaires, que ce soit des textes, des documents vidéo, audio, des documents iconographiques… Là aussi, l’entretien permet de vérifier ce que vous en avez retenu.
- La lecture fait partie de l’évaluation. Il ne faut pas donner l’impression que vous découvrez le texte, celui-ci doit vous être familier, et la lecture doit le montrer. Attention à la lecture des textes poétiques, qu’il faut avoir préparée. Certains –e se prononcent en fin de mot, sans quoi le vers devient caduc. Il arrive aussi qu’on trouve des diérèses ( il/lu/si/on au lieu de il/lu/sion par exemple).
- On doit arriver avec tous ses textes en double, ce qui implique de faire quelques photocopies au préalable. Ces textes ne doivent comporter aucune annotation. Il serait judicieux de classer ces textes (dans un porte-vues par exemple) afin de les trouver rapidement et de ne pas donner l’impression d’être inorganisé. On doit également apporter les œuvres intégrales et non les photocopies des extraits, car on peut être interrogé sur n’importe quel extrait de l’ œuvre étudiée.
- Certaines notions de base, en rapport avec les objets d’étude, doivent être maîtrisées, on doit être capable d’en donner une définition précise : comédie / tragédie ; convaincre/persuader ; satire ; conte philosophique ; fable ; sonnet ; mètre et rime ; registre pathétique, lyrique…
- Ne pas oublier, pour l’étude du texte, de se référer à ce texte, et de faire au passage quelques remarques sur la forme : choix de la forme versifiée, effets qui s’y rattachent, choix énonciatifs, figures de style, rythme ou longueur de la phrase…
- Il est nécessaire de tenir compte de la problématique posée et de s’y adapter en choisissant des axes d’étude cohérents. Reprendre ceux du cours n’est pas toujours la bonne solution.
- On évalue la correction de la langue. Il faut donc éviter les mots familiers, un style oral, relâché.
- On apprécie les exposés vivants, dynamiques, qui manifestent un minimum d’enthousiasme. Ne donnez pas l’impression à l’examinateur que vous êtes à la torture ou que vous n’en avez rien à faire.