Publié : 13 mars 2014

Rencontre avec le CCFD et REJA Burundi

Le lundi 17 mars, les élèves de l’enseignement d’exploration littérature et société Francophonie et les étudiants de BTS AG vont rencontrer Remy Havyarimana, représentant de l’association REJA Burundi.

Le REJA est un réseau de 164 associations implantées sur tout le territoire du Burundi qui travaille à promouvoir l’entreprenariat et la création d’emploi des jeunes, l’éducation à la citoyenneté et la résolution des conflits, la promotion de l’égalité homme/femme. Il met en place un plaidoyer pour une prise en compte de la jeunesse dans les politiques publiques. Le REJA vise une société rénovée, dans laquelle règne la confiance, le respect mutuel et le bien être de la personne humaine.

Le Burundi fait partie de la région des Grands Lacs.Cette région d’Afrique centrale dispose d’importants atouts écologiques : ses hautes terres ont les avantages des montagnes tropicales et connaissent des températures basses. Les conditions sanitaires sont donc favorables à l’élevage bovin.L’exploitation agricole profite quant à elle de sols volcaniques particulièrement fertiles dans plusieurs régions.

Mais c’est également une région d’une grande complexité géopolitique avec des violences et des guerres récurrentes depuis de nombreuses décennies. Les plus grands événements dramatiques sont le génocide rwandais en 1994, la guerre civile au Burundi de 1993 à 2005 et la guerre en République Démocratique du Congo.
Ces conflits ont contribué à des cycles de migration et d’exil croisés d’un pays vers un autre provoquant des tensions entre les autochtones et les migrants. Au fil des années, ces tensions se sont aggravées par la densité démographique, l’appauvrissement et la rareté des terres disponibles générant des conflits fonciers, dont les leaders politiques locaux se sont servis pour cristalliser les différences entre les ethnies et les communautés.

Souvent qualifiés de « faux jumeaux », le Rwanda et le Burundi, partagent une histoire marquée par les tensions et les massacres entre Tutsis, majoritaires dans ce premier pays, et Hutus, majoritaires dans le second.

Au Burundi, l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation signé en 2000 grâce à une longue médiation de l’ancien président sud-africain Nelson Mandela, met fin à dix années de guerre civile. Dans ce document, non seulement l’existence des deux ethnies n’est pas niée, mais elle est explicitement revendiquée. Elle donne même lieu à une politique de quotas : les deux chambres du Parlement réservent des postes aux minorités ethniques ainsi qu’aux femmes.

Questions préparées par les élèves de l’enseignement d’exploration littérature et société Francophonie :

- Qui a fondé le réseau REJA ?
- De combien de membres se compose votre associations ?
- Pourquoi avez-vous intégré ce réseau ?
- Quelle est votre formation ? Où avez-vous fait vos études ?
- En quoi consiste votre rôle au sein du Reja ?
- Etes-vous bénévole ou salarié ?
- Le réseau est-il implanté dans tous le pays ?
- Entretient-il des liens avec les pays limitrophes ?

- Quelles sont les langues parlées au Burundi ?
- Quelle est la part du français ?
- Y-a-t-il une communauté française importante au Burundi ?
- Quelles sont les religions présentes au Burundi ?
- Le Burundi est le 4ème pays le plus pauvre au monde, la situation s’améliore-t-elle ?

- Quelle est l’origine du conflit qui oppose les hutu et les tutsi ?
- Etes-vous hutu ou tutsi ?
- Les relations entre les deux populations se sont-elles normalisées ?
- Existe-il des mariages entre les Hutus et les tutsis ?
- Le pays est-il encore marqué le génocide ?
- Le Burundi a-t-il accueilli beaucoup de réfugiés ?
- Quelles sont les conséquences des conflits sur les différentes catégories sociales ?
- Est-ce que les enfants étaient mobilisés dans les conflits ? Quand-est-il de leur réinsertion ?
- Les prochaines élections présidentielles de 2015 sont-elles source de nouvelles tensions ?

- Pourquoi le droit de la famille burundais est-il aussi discriminatoire à l’égard des femmes ?
- Quelle est le poids de la dote ?
- Pourquoi la femme est-elle toujours sous la tutelle d’un homme (un père, un mari...) ?
- La situation des femmes s’améliore-t-elle ces dernières années ?
- Avez-vous des contacts avec des associations qui luttent contre les violences faites aux femmes ?

- Le travail des enfants est régulièrement dénoncé au Burundi. Est-ce une réalité ?
- Quelle est la proportion des moins de 15 ans au Burundi ?
- La scolarisation est-elle obligatoire ? Et jusqu’à quel âge ?
- Quelles sont les mesures prises pour lutter contre l’analphabétisme ?
- Le système éducatif est-il sélectif ?
- Existe-t-il des disparités en matière d’éducation entre les filles et les garçons ? Des disparités régionales ?
- Quelle est la part du privé dans l’enseignement ?
- Les parents peuvent-il assumer financièrement la charge de l’éducation de leurs enfants ?
- Y-a-t-il assez d’enseignants ? Sont-ils suffisamment formés ?
- Les jeunes diplômés trouvent-il facilement du travail ?