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Publié : 7 mai 2010

Le cinéma européen (11 mai 2010)

Au programme :
- Une exposition réalisée en collaboration avec les Langues vivantes (allemand, anglais, espagnol, italien, russe)
- Un quiz sur le 7ème art européen pour gagner des places de cinéma.
- Des projections de films muets allemand, anglais, russe...

Le cinéma expressionniste allemand (1916-1926)

se caractérise par ses jeux d’ombres et de lumières, ses décors étranges et déformés traversés par des personnages tourmentés et excessifs

Homunculus, d’Otto Rippert (1916). Un androïde fabriqué de toutes pièces, accablé par sa solitude, cherche, en vain, à dissimuler sa monstrueuse origine.

Le Cabinet du docteur Caligari, de Robert Wiene (1919) Caligari se présente comme un cauchemar : rues en zig-zag, toits obliques, façades déformées, démarches hallucinées des acteurs.

La réalité est déformée par le symbole. Le cinéma se rapproche ici de la peinture abstraite, dont se réclament les principaux techniciens du film.

Le Golem de Paul Wegener et Henrik Galeen (1920), Le film est adapté d’un roman de Gustav Meyrink qui s’inspirait du folklore juif. Un homme fabrique une créature de "boue", dans l’espoir d’en faire un esclave à son service. Comme dans le Frankenstein de Mary Shelley, le monstre se retourne contre son maître et manque de le détruire.

Nosferatu de F. W. Murnau (1922). Une adaptation du Dracula de Bram Stoker(1897)
Le sentiment claustrophobique du film est appuyé par des séquences confinées (chambres, prison, château, asile, cale de bateau). Les effets spéciaux renforcent cette atmosphère inquiétante : utilisation de filtres bleus et sépias qui sépare les scènes nocturnes des scènes diurnes.

Après Mabuse le Joueur (1922) et Les Nibelungen (1923), Fritz Lang tourne un film de science-fiction humaniste,
Metropolis (1926). Soutenue par des effets spéciaux spectaculaires et totalement inédits à l’époque, la vision prémonitoire d’une ville futuriste coupée en deux parties distinctes selon le rang social de ses habitants impressionne encore.

« Pour l’âme torturée de l’Allemagne contemporaine, ces films emplis d’évocations funèbres, d’horreurs, d’une atmosphère de cauchemar, semblaient le reflet de sa grimaçante image et tenaient lieu, en quelque sorte, d’exutoire » Lotte H. Eisner.

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