Vous êtes ici : Accueil > Enseignements > Enseignement général et technologique > Arts plastiques > Visites et sorties > Visite du Cyclop et de La Fabuloserie
Publié : 9 juillet 2010

Visite du Cyclop et de La Fabuloserie

VISITE DU JEUDI 10 JUIN 2010 : un Cyclop et une Fabuloserie

Le Cyclop de Jean Tinguely :

Graphisme : vous accumulerez une série de croquis très rapide et léger (crayon H) de différentes vues extérieures du Cyclop, sur ce réseau de lignes légères, vous donnerez à voir une étude aboutie d’un point de vue (H et B) choisi sur le Cyclop. /4

Ecrit : le cyclop est une œuvre d’art. Vous analyserez et expliquerez à l’écrit en quoi cette œuvre peut surprendre par rapport à l’idée conventionnelle ou académique que l’on peut se faire d’une œuvre d’art. /3

Toucas Michael, juin 2010 {JPEG}
« Cette œuvre au contraire de s’imposer et d’être séparée de la nature s’y intègre, mieux elle l’incorpore et l’utilise. En jouant avec l’eau coulant sur les éclats de miroirs qui renvoient des éclats de soleil ou encore par la structure même où l’on découvre des troncs d’arbres vivants et intégrés.
Enfin, l’œuvre principale, le Cyclop, fait aussi office de musée pour d’autres œuvres d’artistes.
 »
Toucas Michael, 1ère S

Sauban Elisa, juin 2010 {JPEG}
« Le Cyclop, c’est digne de Tim Burton !
Le Cyclop aurait pu être une peinture. C’est un parc d’attraction pour les yeux, un livre de contes pour chaque visiteur.
On comprend que tout est réalisable !
Quand on pense œuvre d’art, on imagine un tableau, un dessin sur un format des plus académique. Plat, lisse, sans surprises.
On retrouve avec cette sculpture de bric et de broc qui s’élève au milieu d’une forêt luxuriante, un assemblage aux milles et une portées symboliques (Mai 68, Liberté et Tolérance, contraception...).
Le Cyclop est né des mains d’une famille atypique. Il est le Frankenstein de ce couple (Jean Tinguely / Niki de Saint Phalle), le fruit de leur union artistique et sentimentale à laquelle est venue s’ajouter l’aide d’autres artistes.
 »
Sauban Elisa, 1ère S

Dubois Marine, juin 2010 {JPEG}
« L’idée que l’on se fait d’une œuvre d’art est liée à la perception que l’on a du « beau » ; c’est-à-dire ce qui « plaît » et ce qui provoque « l’admiration » d’après Rousseau, mais aussi du vécu de chacun. En effet, chaque personne a une façon différente de s’imaginer les choses. L’œuvre d’art peut évoquer pour certains une musique de Mozart, pour d’autres un tableau représentant un paysage ou encore une sculpture grecque d’une déesse. Conventionnellement, l’œuvre d’art répond à des normes esthétiques et moins souvent fonctionnelles. Conventionnellement, un tableau ne mesure pas 20 mètres de longueur et 30 mètres de largeur par exemple, ou encore les matériaux des sculptures ne nous sont pas étrangers : on les trouve en marbre, bronze, pierre...
Le Cyclop est une œuvre d’art qui défie les conventions. Elle a d’ailleurs été construite dans une période où soufflait chez beaucoup d’individus un vent d’utopie avec notamment mai 1968. Jean Tinguely, le créateur de l’œuvre, a alors le désir de changer les conventions, de bousculer les mentalités. Il n’est pas seul à créer l’œuvre qui pèse plus de 350 tonnes et qui atteint les 22 mètres de haut. Avec beaucoup d’autres artistes et notamment sa compagne Niki de Saint Phalle, il crée ce monstre à tête de cyclope recouvert après sa mort de morceaux de miroirs.
Ces artistes sont nommés Nouveaux Réalistes car ils sont engagés politiquement et critique la société de la productivité.
Dans cette œuvre, nous ne pouvons qu’être surpris en constatant que cette tête colossale est située en plein cœur d’une forêt ; son œuvre fait corps avec la nature. Par exemple, des arbres qui étaient présents avant la construction de l’œuvre demeurent à la même place et font désormais partie de l’œuvre. Celle-ci est un assemblage d’éléments recyclés et abrite toute une mécanique qui produit des sons divers qui résonnent dans la forêt. Au début, le Cyclop était ouvert à tous et particulièrement aux enfants qui pouvaient circuler dans la tête du monstre.
Je pense que beaucoup de personnes sont étonnés de découvrir une telle œuvre car elle n’est pas commune : elle ne correspond pas à l’idée préconçue que l’on se fait d’une œuvre d’art, d’autant plus qu’elle est aussi l’assemblage de plusieurs œuvres.
Je pense que la partie du Cyclop que j’ai préféré est la partie d’engrenages car elle donne vie à la sculpture, l’anime. De plus, je trouve beau l’assemblage des engrenages, c’est-à-dire que j’ai de l’admiration pour les personnes qui les ont assemblés et l’idée qu’un mouvement en entraîne un autre me plaît car j’y retrouve l’idée de danse et de musique.
 »
Dubois Marine, 1ère L

Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
«  L’œuvre en elle-même est surprenante. Il s’agit à la fois d’une structure architecture, d’une sculpture (tête) mais aussi d’une galerie rassemblant les œuvres de plusieurs artistes.
L’ensemble est très hétérogène : visage tout en courbes et miroirs brillants, des rouages, une accumulation d’objets et de matériaux rouillés et recyclés. Cette dernière partie détonne avec la vision académique de l’art que l’on associe au « beau ». Ici, l’œuvre évite le simple esthétisme. C’est un mélange d’influences (Italie, Japon), d’idées (plusieurs artistes qui travaillent ensemble comme pour la pièce de théâtre). Malgré cette hétérogénéité, on retrouve une certaine cohérence. Les artistes, ces « nouveaux réalistes », souhaitaient créer une œuvre libre d’accès, où la technologie et l’art seraient liés à la nature (les arbres sont intégrés à la structure).
On cherche à désacraliser l’art (sculpture pilier que l’on peut toucher) et aussi de le mettre à portée de tous. On pourrait alors parler d’une œuvre complète de par la diversité des techniques, des matériaux et des influences, et complexe aussi car on y lie aussi des contradictions (l’amour des courses automobiles de Tinguely avec malgré tout une dénonciation du matérialisme).
 »
Schmidt Alexandrine, 1ère S

Prunier Fabien, juin 2010 {JPEG}
« L’une des premières chose particulière du Cyclop est sa situation, son lieu d’implantation. En effet, il se trouve dans la forêt et est accessible à tous. On a plutôt l’habitude de voir les œuvres d’art dans des musées, protégées par des barrières pour empêcher que l’homme n’y touche.
Aussi, le Cyclop est une accumulation d’œuvres où l’homme est nécessaire à son fonctionnement. Notamment quand il faut traverser le pénétrable de Jésus Rafaël Soto pour le faire résonner. Cela ne correspond pas à une œuvre conventionnelle puisque la plupart du temps, les œuvres sont faites pour être admirées et non pour entrer en interaction avec les spectateurs.
L’art, ici, ce n’est pas seulement l’œuvre en elle-même mais aussi le travail et la fabrication qu’elle a nécessités. On retrouve d’ailleurs, tout au long de la découverte, des œuvres qui mettent en valeur la fabrication comme le tableau d’Arman accumulant tous les gants de chantier utilisés par les artistes ou encore avec le tableau électrique fictif de Philippe Bouveret représentant comme l’arbre généalogique du Cyclope avec tous les noms de ses ouvriers, cette famille des artistes.
 »
Prunier Fabien, 1ère L

« Cette œuvre peut surprendre car ce n’est pas l’idée conventionnelle ou académique de l’œuvre d’art telle que l’on a l’habitude de la rencontrer. A première vue, le lieu choisi ne correspond pas : cette œuvre de métal située au cœur de la forêt. D’autre part, tout au long de la visite, nous pouvons remarquer que beaucoup d’œuvres critiquent la société actuelle de consommation. La politique aussi est abordée avec la pièce qui rappelle Mai 68 et la devise anarchiste détournée en un « Ni Dieu, ni Mètre ».
Il y a aussi la fausse invitation au suicide et l’idée de la mort parait très présente. Or, dans notre société, ce ne sont pas des sujets que l’on aborde.
Enfin, il y a aussi une critique de la valeur de l’art même que l’on retrouve dans la pièce de théâtre où un marteau et une bouteille représentent une histoire d’amour et où l’on assiste à une autodestruction symbolique de l’œuvre.
C’est tout un mécanisme qui se produit au travers des différentes œuvres qui composent le Cyclop où l’idée commune serait à chaque fois la même : la tolérance.
 »
Freytag Céline, 1ère STG

« Pour moi, tous les créateurs qui ne travaillent pas dans le réalisme sont des personnes qui choisissent la facilité. Devant un tableau réaliste, je me dis « ça, c’est quelque chose que peu de personnes peuvent faire ». Devant le Cyclop, je me suis dit « tout le monde peut prendre des morceaux de ferrailles et en faire quelque chose. »
Ludig Camille, 1ère STG

« Sculpture de plus de 21 mètres de haut, la conception et la fabrication du Cyclop commence en 1969 et est donc fortement influencé par Mai 68. Ce simple fait, synonyme d’une plus grande liberté artistique (Mai 68 = Liberté et Droits) va à lui seul à l’encontre d’un art académique contraint par de nombreuses règles dont, entre autres, la figuration la plus précise possible (ce qui valu le rejet de l’impressionnisme) ou alors la simplicité et la sobriété (classicisme).
Cette liberté artistique à l’encontre de l’art académique s’exprime de trois grandes façons : tout d’abord la sculpture en elle-même. Bien qu’elle s’appelle le Cyclop, seule la tête est représentée et c’est une tête relativement méconnaissable avec des éléments décalés les uns des autres (axe bouche/nez non respecté).
Cet éloignement de la figuration académique d’un cyclope s’écarte d’une représentation académique.
Seul l’œil au final permet de nous rappeler qu’il s’agit d’un cyclope.
Second point, la multifonctionnalité du Cyclop.
Il s’agit à la fois d’une sculpture, d’une aire de jeux et d’une machine à la mécanique aboutie qui se visite, à l’intérieur de laquelle on circule alors que les sculptures académiques sont généralement à l’échelle de l’homme par souci de perfection.
Enfin, les matériaux utilisés sont des matériaux de récupération alors que les sculptures académiques sont faites de matériaux considérés comme plus nobles : marbre, bronze.
On peut ajouter pour finir que cette œuvre, contrairement à l’art académique très visuel, fait aussi intervenir l’ouïe. Cependant, les sons sont très mécaniques et peu agréables ce qui là aussi diffère d’un art musical académique.
 »
Coenon Axel, 1ère S

Dujardin Claire, juin 2010 {JPEG}
« Le Cyclop est comme un tableau dont chaque petit assemblage serait une couleur. Or je trouve le polychrome plus intéressant que le monochrome. »
Dujardin Claire, 1ère L

Bobard Maël, juin 2010 {JPEG}
« On pense souvent que l’art académique met en évidence le but recherché, en passant régulièrement par des images connues, des symboliques amenant le spectateur vers une réflexion ou une non réflexion prévue ou non.
Ici, le spectateur se trouve face à une œuvre qu’on ne peut enfermer dans un cadre, car même la couleur du ciel, les facteurs météorologiques modifient l’œuvre.
La monumentalité de l’œuvre influe également sur la différenciation que l’on peut faire de cette œuvre face à celles d’autres artistes se limitant davantage aux normes.
Normaliser l’œuvre, ce serait aussi se limiter à soi or Jean Tinguely a aussi eu la volonté que d’autres artistes aient un rôle dans sa propre œuvre. (...)
Tout cela amène le spectateur à se poser des questions sur l’art et à en éprouver d’autant plus d’émotions car ici, l’art le démunit de tout ses pré requis, ses normes inculquées à force de nous faire croire que l’art se trouve seulement au musée.
Non, il peut exister partout et nous demande un esprit assez ouvert pour accepter toute éventualité.
 »
Bobard Maël, 1ère S

Rouzaire Alisson, juin 2010 {JPEG}
« Cette œuvre peut surprendre par rapport à l’idée conventionnelle d’une œuvre d’art par l’opposition entre fort et doux au sein d’une même œuvre.
Les matériaux, durs et recyclés utilisés pour l’intérieur et l’arrière du Cyclop, principalement de métal, donne un effet très brut et effrayant à ces parties de l’œuvre.
En contrepartie, le visage du Cyclop est composé de formes arrondies et douces, effet renforcé par le miroir.
De plus, ce qui peut également surprendre, c’est que tout les matériaux utilisés sont recyclés et ont donc tous une histoire passée. Le tout formant une œuvre atypique.
 »
Rouzaire Alisson, 1ère ES

Carne Lilian, juin 2010 {JPEG}
Demoulin Thomas, juin 2010 {JPEG}
Kimbatsa Justine, juin 2010 {JPEG}
Koenig Sandy, juin 2010 {JPEG}
Lachaise Agnès, juin 2010 {JPEG}
Lachaise Agnès, juin 2010 {JPEG}
Lochard Nolwenn, juin 2010 {JPEG}
Montreer Tybalt, juin 2010 {JPEG}
Poirier Pommeline, juin 2010 {JPEG}
Rivet Romain, juin 2010 {JPEG}
Suaud Nicolas, juin 2010 {JPEG}
Vivien Laura, juin 2010 {JPEG}
Ronceray Camille, juin 2010 {JPEG}

Texte et image : vous expliquerez à l’écrit la partie du Cyclop qui vous semblerait la plus proche de vous, la plus proche de votre définition personnelle de l’artistique. Vous accompagnerez ce court texte d’un petit croquis abouti (H et B) en associant texte et graphisme. /4

Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
« Compression de matériaux recyclés : ce détail, cette œuvre dans l’œuvre réalisée par Arman, me semble être la plus proche de ma vision personnelle de l’artistique.
Elle n’est en elle-même ni imposante ni particulièrement belle. Elle ne représente rien de concret, elle est plus l’image d’une idée, d’un opinion de l’artiste qui s’engage ainsi au travers de son art. En effet, le plus important pour moi est le projet de l’artiste.
De plus, tout dans cette œuvre est engagé et réfléchi. Les matériaux recyclés et leur compression dénoncent le surplus, l’excès de la nouvelle société de consommation. Les couleurs vieillies et sombres rappellent les achats inutiles, la surconsommation, le gâchis.
Pour moi, une œuvre d’art doit avant tout servir de porte-parole à l’artiste qui doit pouvoir s’exprimer et faire passer ses convictions, ses opinions ou tout simplement ses impressions, idées ou sentiments.
 »
Schmidt Alexandrine, 1ère S

Lachaise Agnès, juin 2010 {JPEG}
« Pour moi, cette partie du Cyclop, le visage de l’architecture se rapproche de ma définition de l’artistique car en regardant cette œuvre on pénètre ans une autre dimension comme si notre vision s’élargissait à l’imaginaire et que deux mondes, le monde humain et un monde étrange, inconnu, qu’on appréhende (l’inconnu est une peur pour l’homme) ; s’entremêlaient, communiquaient.
Ce visage ne suit pas le diktat de la beauté mais plutôt s’oppose à ce que certains qualifieraient de « beau ». De plus, j’adore l’idée de jouer avec ce personnage, cette face monstrueuse pour le détourner en un toboggan pour les enfants. Cela ravive l’âme d’enfant qui est en moi.
On oublie trop souvent d’apprécier les plaisirs simples, on cherche à cacher notre âme d’enfant pour se plier aux règles de la société, pour se conformer. Justement cette œuvre défie les normes, les valeurs, le conformisme abrutissant de notre société.
J’aime cet aspect. L’art est un échappatoire, un envol loin de la réalité.
 »
Lachaise Agnès, 1ère ES

« La partie la plus proche de ma définition personnelle est la partie mécanique. Tous ces engrenages, cette idée de la mécanique, cette représentation de la perfection, un mécanisme sans failles, pensé et réfléchi, analysé dans les moindres recoins sans rien laisser au hasard. J’éprouve de la jalousie : autant d’intelligence dans une œuvre. On se croirait dans un roman policier où le détective arrive en un instant à trouver tous les indices.
J’ai l’impression que notre visite a été comme une poupée russe car chaque structure en renfermait une autre.
 »
Carne Lilian, 1ère L

Marchal Béatrice, juin 2010 {JPEG}
« Des sphères sont emprisonnées dans un enchevêtrement de maillons. Elles cheminent à travers un passage tortueux tels les hommes devant parcourir le chemin de leur vie. Cette représentation est pour moi la représentation de l’art car elle est en mouvement comme l’œuvre d’art qui évolue au cours de sa création.
C’est un mélange de technique avec le mécanisme de fonctionnement des sphères et d’abstraction avec les tiges métalliques qui s’entremêlent.
C’est la partie du Cyclop qui me correspond le plus car elle représente un départ, une arrivée et donc une boucle infernale. La naissance et la mort d’un mouvement tel le cycle de la vie.
 »
Marchal Béatrice, 1ère STG

« Il y a deux œuvres que j’ai particulièrement appréciées : la chambre renversée de Daniel Spoerri et le wagon d’Eva Aeppli. Ce dernier à cause de sa disposition dans l’œuvre, sur ces rails qui s’arrêtent et mènent au vide, de ces personnages à l’intérieur représentant très bien les déportés et la déshumanisation (personnage très pâles et très maigres). Mais ce qui m’a surtout plu, c’est l’idée à laquelle se rattache cette œuvre : l’horreur qu’elle rappelle et les valeurs qu’elle expose. De plus sa présence dans ce lieu est inattendue.
Pour moi, l’art est un moyen qui permet la critique de la société, la défense de valeurs et qui permet aussi de dénoncer les horreurs présentes dans le monde. C’est un moyen d’exprimer ce que l’on ne peut pas dire, que la parole ne peut exprimer.
L’art permet grâce aux œuvres d’ouvrir les yeux des personnes qui les regardent.
 »
Buteau Aurélie, 1ère STG

« J’ai beaucoup aimé le pénétrable de Jésus Rafael Soto. Passer à travers ces barres de métal, provoquer un bruit cacophonique... De plus, c’est la seule œuvre qui n’avait aucun but en particulier à part de distraire. Aucune visée politique ou critique, juste la simplicité. Et je trouve que la simplicité est beaucoup plus difficile à réaliser. »
Freytag Céline, 1ère STG

Dujardin Claire, juin 2010 {JPEG}
« La partie du Cyclop qui m’a semblé la plus proche de moi est la partie opposée au visage du Cyclop qui comprend la Tour éphémère. Constituée d’assemblage de poutres métalliques, barrières, échelles, cette œuvre dans l’œuvre est homogène et hétérogène à la fois et illustre une partie de ma définition de l’artistique : un ensemble d’éléments qui forment un tout, une œuvre, tout en conservant l’identité de chaque élément.
Photographiée en sous exposition, l’œuvre présente une grande masse noire où c’est le plein qui forme le vide. »
Dujardin Claire, 1ère L

« La Chambre de Daniel Spoerri me correspond tout à fait parce qu’il s’agit d’une reconstitution d’une scène de la vie quotidienne. La saleté recrée m’a toujours étonnée. L’impression de charivari omniprésente casse l’idée de l’œuvre conventionnelle et confère à l’œuvre un pouvoir d’identification, de proximité avec celui qui la regarde.
Je me suis reconnue dans cette chambre familière, simple et en total désordre. Et là où j’ai apprécié que l’on me surprenne, c’est avec l’idée du dépaysement produit par le basculement de la scène.
 »
Ronceray Camille, 1ère S

Demonet Valentine, juin 2010 {JPEG}
Merran Bethsabée, juin 2010 {JPEG}
Merran Bethsabée, juin 2010 {JPEG}
Toucas Michael, juin 2010 {JPEG}
Prunier Fabien, juin 2010 {JPEG}

La Fabuloserie :

Croquis : Les pratiques graphiques devant avoir lieu pendant la visite, vous croquerez très rapidement et de manière très rapide et décidé (traits forts et gras : crayon B uniquement) 2 œuvres et leurs contextes de présentation. /3

Ecrit : Vous raconterez votre ressenti personnel face à la visite de La Fabuloserie : ce qui vous a surpris, ému, dérangé, etc... /2

« Si ce n’est pas de l’art, alors peut-être pouvons nous parler de libération, d’esquive. J’avais l’impression d’entrer dans l’intimité terminée du créateur. Je pense que ces œuvres étaient leurs armes, des armes non dangereuses qui transmettent des tas d’émotions, des armes libératrices, des armes qui mènent à l’oubli.
Plusieurs pratiques m’ont surprise comme par exemple celle de Pascal Verbena avec ses boites en bois, ses boites-cachettes. Je n’ai pas été dérangée par l’œuvre de Marshall, le créateur de Mauricette. Ce qui m’a le plus touchée, impressionnée, mais aussi étonnée est le manège de Petit Pierre. J’étais seule face à son monde magique.
 »
Vivien Laura, 1ère STG

Sauban Elisa, juin 2010 {JPEG}
« Maison inédite, grenier aux milles merveilles. Tout y était dérangeant. Toutes ces œuvres étaient des exutoires pour leurs créateurs : excès, extériorisation des interdits, l’enfance qui ressurgit...
Dérangeant pourquoi ?
Pour l’excès, pour les symboles qu’ils évoquaient, mais surtout pour l’interrogation qu’ils engendraient :
Est-ce de l’art ? Peut-on considérer cela comme de l’art ?
De fil en aiguille, on en arrivait à se demander : qu’est-ce qu’est l’art ?
C’est vrai après tout, qui peut se permettre de figer quelque chose comme étant de l’art ?
On a vu ici des artistes ayant voués leur vie à leur œuvre, œuvre que l’on ne jugera pas forcément comme telle.
Chaque œuvre retraçant un passé triste (sculpteur aveugle, créateur handicapé, femme élevée dans le carcan des traditions amish...) fait naître un sentiment ou de l’étrangeté, on est mal à l’aise mais ému...
 »
Sauban Elisa, 1ère S

Dubois Marine, juin 2010 {JPEG}
« Le lieu de l’exposition était en parfait accord avec les œuvres. Ce n’était sans doute pas fait exprès mais le bâtiment avait une très forte odeur de bois qui me donnait l’impression d’avoir pénétré dans un grenier rempli de trésors, d’autant plus que les objets évoquaient très souvent l’enfance. J’ai été surprise par la maladresse des peintures, des sculptures ; une maladresse qui donnait du charme, de la valeur aux objets.
J’ai aussi remarqué que l’inventivité et les œuvres observées étaient nées d’une souffrance qui se ressent dans les œuvres et ce malgré les couleurs vives.
 »
Marine Dubois, 1ère L

Toucas Michael, juin 2010 {JPEG}
« Nous y avons vu des œuvres réalisées par des gens qui n’avaient aucune culture artistique à part la leur, leur imaginaire et leur désir pour seules limites.
J’ai été impressionné par ces hommes et ces femmes qui à partir de rien fabriquent, sculptent, créent ! Des œuvres originales mais que je n’ai pas vraiment appréciées à cause peut-être de leurs formes dérangeantes. Mais j’ai été vraiment impressionné par leurs savoir-faire notamment par la construction des rouages et mécanismes du manège de Petit Pierre, cet homme, né difforme, qui s’est réfugié dans un monde qu’il a construit : un manège où tout est relié, fonctionne en même temps, ce qui est très ingénieux de la part d’un garçon vacher qui n’a pas été longtemps sur les bancs de l’école.
L’imagination de toutes ces personnes m’a plût mais leurs œuvres m’ont dérangées.
 »
Toucas Michael, 1ère S

Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
« La Fabuloserie : un fouillis organisé de petits trésors. Un tourbillon de couleurs, de matières, d’émotions, de sons, de mouvements. Tout le monde peut faire de l’art. Chaque œuvre est alors d’autant plus personnelle, spontanée qu’elle n’est pas faite pour être vue. C’est un peu comme une caverne d’Ali baba.
Ici, l’art peut être un moyen de s’exprimer, de se venger (d’une enfance amish difficile), de casser les tabous, de dénoncer et parfois combattre la solitude ou tout simplement par plaisir de créer. Les jardins sont apaisants, on marche au travers de bijoux, on interprète.
 »
Schmidt Alexandrine, 1ère S

Lachaise Agnès, juin 2010 {JPEG}
« Cette visite de La Fabuloserie me laisse songeuse. Bien entendu, j’ai apprécié découvrir une nouvelle catégorie d’art ; l’Art Brut qui m’était alors inconnu.
Dans les choses que j’ai apprécié, il y avait le manège de Petit Pierre.
C’est impressionnant de voir le monde qu’a réussi à créer cet homme exclu de la société, mal-aimé et qui n’avait aucune culture artistique. Sa créativité a été l’échappatoire à sa dure vie. Sans aucun doute l’aspect symbolique qui imprègne cette œuvre, ce monde, me fait apprécier sa grandeur.
Une autre œuvre qui m’a plue est celle de Philippe Mahaut représentant une vieille gare dans les nuages. Savant mélange d’un élément tout à fait terrestre, la gare et ses trains avec le ciel. On dépasse les limites du monde, l’impossible est ici possible. Une nouvelle fois, on s’évade dans un autre monde. J’aime l’idée de déformer voire d’ouvrir une brèche à l’inconnu, à l’imaginaire.
Par contre, j’ai absolument détesté les sculptures des personnages dans le jardin. Il y avait énormément de femmes nues et cela ne se fondait absolument pas à l’environnement. Aucune harmonie, personnages grotesques. Sentiment de répulsion. J’ai aussi remarqué les nombreuses références à l’enfance que ces agriculteurs, ces artisans n’ont jamais eue. Des jouets en abondance, des poupées, des visages difformes, des ménages et des rappels au monde agricole encore et toujours... La répétition du même genre d’œuvres devenait lassante.
Au final, une grande majorité de ces créateurs reste dans une pratique très terre à terre et limitée à l’environnement dans lequel ils ont vécus.
Peut-on qualifier ces sculptures, ces peintures, ces compositions d’œuvres d’art ?
Mais qu’est-ce que l’art ?
Deviennent-elles des œuvres d’art dès lors que pour l’auteur, elles possèdent une signification et que celui-ci les considère comme telles ?
 »
Lachaise Agnès, 1ère ES

Carne Lilian, juin 2010 {JPEG}
« A la Fabuloserie, ma première impression fut plutôt négative mais à chaque fois que je m’approchais des œuvres, il y avait des détails cachés. La Fabuloserie est une grande partie de cache-cache notamment pour ces artistes qui ne veulent pas être connus et qui ne porte pas le nom d’artistes mais de créateurs.
Ce qui m’a surpris, ce sont ces créateurs justement. Ils ont tous un passé douloureux mais avec le peu qu’ils ont gagné, ils ont réussi à créer leur monde, leur propre définition de l’art, ils ont réussi à se faire comprendre.
Cette visite est une leçon. Le talent n’existe pas, ce n’est pas nouveau mais on m’a montré une nouvelle façon d’imaginer. Il faut que j’ouvre mon esprit.
 »
Carne Lilian, 1ère L

Lochard Nolwen , juin 2010 {JPEG}
« Ce qui m’a surprise à la Fabuloserie, c’est le nombre d’artistes et la diversité des matériaux et œuvres présentent dans un même lieu.
Il y avait beaucoup de choses à voir mais pas assez de temps pour s’y attarder.
J’ai beaucoup aimé les œuvres de Simone Le Carré Gallimard. Ses créations sont issues de désirs refoulés dès son enfance et elle a su mettre en pratique des œuvres qui lui permettaient de « rattraper le temps perdu ».
Encore dans la référence à l’enfance, j’ai beaucoup aimé l’œuvre de Pascal Verbena qui construisait ses sculptures en bois où il dissimulait de nombreuses cachettes et des « petits tours de magie » pour les enfants. J’ai apprécié aussi les sculptures d’Emile Ratier aveugle.
Encore dans le thème de l’enfance, mais par contraste qui m’a rendue triste mais émerveillée par son savoir-faire, c’est le manège de Petit Pierre.
Sa façon d’organiser ses œuvres de métal, leurs fabrications fantastiques... Mais quand on voyait l’ensemble, il y avait un petit air naïf qui imprégnait l’endroit. Et son côté gamin quand il en venait à arroser les personnes qui ne laissaient pas de pièces était drôle. Son côté artistique m’a émue.
Ce qui m’a dérangée, c’est le grenier sombre ainsi que les poupées de Marshall. Ses poupées rembourrées représentant la vie de Mauricette (et de son frère) étaient ficelées comme de la viande. Les couleurs étaient sombres et pas très accrochantes contrairement à Simone Le Carré Gallimard.
 »
Lochard Nolwenn, 1ère STG

« La Fabuloserie a deux aspects. Tout d’abord, l’extérieur avec un univers enfantin. Les œuvres présentées paraissent gaies, colorées, belles et simples. Le cadre de ces œuvres est apaisant avec l’eau, le chant des oiseaux. On ressent un sentiment de tranquillité.
Etant donné que la plupart des auteurs des œuvres sont décédés, j’ai eu le sentiment que cet endroit était leur havre de paix ; leurs œuvres sont dans un lieu mystérieux et magique tout comme eux.
L’intérieur de La Fabuloserie donne une atmosphère plus froide. On ressent les douleurs qui ont poussés ces artistes ou non artistes à créer leurs œuvres. J’ai ressenti un certain malaise et j’avais le sentiment de ne pas être à ma place dans cet endroit. C’est un univers à part où règne la critique et où tout type de douleur est exprimé. On voit à travers la visite que toutes les souffrances ressenties laissent des traces sur l’homme et qu’il peut s’en libérer et s’exprimer grâce à l’art.
On se rend compte que l’art n’a pas de limites ni de définition précise puisque toutes ces personnes n’avaient aucune connaissance artistique et qu’elles ont quand même produites des œuvres bien différentes de celles que l’on connaît.
 »
Buteau Aurélie, 1ère STG

Cunningham Yann, juin 2010 {JPEG}Dujardin Claire, juin 2010 {JPEG}
« Les artistes exposés à la Fabuloserie n’ont pas de grande culture artistique, de ce fait, ils n’ont pas non plus de règles précises. Il en résulte des œuvres fondamentalement sincères. C’est cette sincérité qui m’a surprise dès le début de la visite.
Il n’y a pas d’interdits ni de règles à suivre, à part la règle de l’esprit, de l’imagination, de l’inconscient. J’entendais dire que certaines œuvres étaient effrayantes (notamment celles de Simone Le Carré Gallimard), je les ai trouvées au contraire peu inquiétantes car elles sont vraiment humaines (même si certaines personnalités peuvent être dérangeantes).
A travers chaque œuvre, on pouvait voir l’artiste, ses joies, ses craintes, ses traumatismes.
Je retiens donc de ce musée l’impression de sincérité, de naïveté, de franchise et d’humanité.
L’art « hors les normes » est peut-être le plus artistique car il est crée pour lui-même et non pour répondre à une quelconque attente extérieure : il est l’Artiste.
 »
Dujardin Claire, 1ère L

« Tout d’abord, la fascination : malgré leur culture, ces artistes (je considère comme artiste toute personne capable de créer quelque chose de matériel ou d’immatériel et dans ce cas, il est vrai que pour moi, toute personne est potentiellement un artiste en puissance) ont crée des oeuvres avec ce qu’ils possédaient et d’un réalisme parfois saisissant (vautour de pneu et de métal).
Fascination aussi devant l’ingéniosité de certains (Pascal Verbena, Petit Pierre), et leur détermination à faire des choses malgré les obstacles.
A cette fascination, s’ajoute l’émerveillement face à une facette méconnue, hors du commun (le terme Hors les normes est peut-être bien trouvé) et inhabituel.
 »
Coenon Axel, 1ère S

« La création peut-elle être une manière de combler un manque ?
Comment peut-on définir la valeur d’une création ?
- par l’investissement de son créateur ?
- en la comparant à des créations ayant déjà été reconnues comme ayant de la valeur ?
- par les matériaux utilisés ?
- par le message qu’elle véhicule ?
- ce que l’on ressent face à elle ?
- par le temps consacré à sa réalisation ?
Un artiste crée t’il pour lui-même, pour les autres, pour être reconnu, pour l’argent, pour se divertir... ?
Quelles sont les raisons qui poussent un créateur à créer ?
 »
Nicolas Suaud, 1ère S

« On rentre dans une ambiance à la fois juvénile, innocente, un amas de ce qui au premier abord semble une pyramide de vieilleries et de bibelots qui trouvent une cohérence pyramidale dans le vernis-colle.
On renifle l’odeur du vieux bois, du vieux tapis, on appréhende la rouille. Il s’agit d’un art de proximité bricolé par des petits vieux où parfois la création naît de la souffrance ou de l’infirmité des personnes : la perte de la vue pour Emile Ratier ou les privations durant l’enfance de Simone Le Carré Gallimard.
Des éléments familiers, recyclés, détournés de leur fonction première.
De certaines créations, on pense : « eh, je pourrais le faire aussi ! » et redéclenche une motivation pour renouer avec d’anciens projets laissés de côté.
Les tableaux de la vie de Mauricette sont à mon sens lugubres et déroutants. En cela, Francis Marshall a su me dégoûter, susciter un malaise. Je ne pourrai même pas affirmer que je n’ai pas aimé son œuvre !
Une myriade de dorures enserrant des figures religieuses, des croyances populaires, s’approprient jusqu’au mobilier. Pour moi, moins on considère la religion et plus l’indigestion des ces figures sur fond rouge monochrome est admirable.
La pièce maîtresse du parc est le fameux manège de Petit Pierre. Un savant mélange de tristesse, d’oppression, de pitié et d’admiration s’enclenche lorsque le mécanisme se met en marche en une profusion de crissement.
Respect pour cette œuvre issue de 40 années d’idées réalisées ponctuées de fautes d’orthographes, de farces puériles, aquatiques et touchantes.
Une impression indiscernable...
 »
Ronceray Camille, 1ère S

« Arrivés dans la Fabuloserie, mon groupe a commencé par l’intérieur et le couloir assez étroit. Un petit peu déçue au départ par le caractère plus formel de leur contexte de présentation par rapport au Cyclop, j’ai ensuite perçue une émotion (je ne saurai dire laquelle) mais j’ai été touchée par le fait que Simone Le Carré Gallimard fasse autant d’emprunts à ses traumatismes passés.
De nombreuses œuvres ont suivies par la suite sans vraiment m’interpeller. C’est une chose qui m’a surprise plus que déçue mais j’avais l’impression que je ne pouvais adhérer à tout, que le fait que toutes les œuvres ne m’inspirent pas forcément une réaction était normal, sinon mes yeux, mon esprit se lasseraient.
Au final, les œuvres contenues dans ce lieu m’ont parfois beaucoup intéressée car elles s’appuyaient sur de l’intime, un art traumatisme, une sorte d’art intime accessible mais violent. Un rendu faussement naïf qui personnellement m’a heurté de par la violence des messages communiqués.
J’ai bien aimé le fait que tout soit dédié à l’art (maison, jardin) même si je n’étais pas toujours en accord avec cet art.
C’est un art sans limites et je suis pour cette vision libre d’une représentation personnelle. Cependant j’ai aussi eu la sensation d’un art présent pour gêner, pour déranger. Le fait que ce soit l’effet escompté décrédibilise à mes yeux l’émotion.
Ce qui m’a réellement déstabilisé repose plus sur la sincérité un peu floue des artistes, comme s’ils cherchaient à duper le spectateur.
Emotion attendue mais ressentie lors de la visite du manège de Petit Pierre. La sensation d’une œuvre vécue.
 »
Bobard Maël, 1ère S

Texte et image : Vous expliquerez à l’écrit l’œuvre présente dans la collection de La Fabuloserie qui vous aura semblée être la plus proche de vous, la plus proche de votre définition personnelle de l’artistique. Vous accompagnerez ce court texte d’un petit croquis abouti en associant texte et graphisme. /4

Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
« L’œuvre « Boites à secrets/boites à histoires » de Pascal Verbena illustre bien ma vision de l’art. Elle est personnelle et a une histoire. Son créateur l’a rendue unique en y glissant des cachettes secrètes, comme il le faisait dans son enfance. Elle est aussi ludique et raconte une histoire. Elle est alors à la fois simple de par ses matériaux, son histoire et complexe par son mécanisme. La sincérité, la spontanéité du créateur sont touchantes.
L’agencement de l’exposition joue un rôle important. Ici, la pièce est tapissée de tableaux, le sol est recouvert de tapis et le plafond parsemé de lumières tamisées. L’ambiance est chaleureuse, l’espace aussi : on est comme plongés dans l’intimité des œuvres.
 »
Schmidt Alexandrine, 1ère S

Carne Lilian, juin 2010 {JPEG}
« La Reine des Turbulents, ou même simplement Les Turbulents, ont été pour moi l’œuvre la plus proche de ma définition de l’artistique. Au premier abord, elles me faisaient une étrange impression, une impression de mort, de morbide mais en s’approchant de plus près, on les trouve sympathiques, voir beau. Ces « sculptures » reflètent l’enfance, le jeu et donc le rire. Le retour à l’enfance dans une œuvre, c’est mon idée de l’artistique. Le retour aux sources, aux rires, aux jeux, sans limites à la fantaisie.
A notre âge, si on s’amuse sans aucun but, on est bizarre. L’art permet (pour moi) de m’amuser comme avant.
 »
Carne Lilian, 1ère L

« Simone Le Carré Gallimard a souffert de son enfance et a reporté ce trouble en créant des œuvres de l’interdit qui ont couvert les murs de sa maison.
Elle a, à travers son œuvre, su exprimer ses émotions.
Cette œuvre est celle qui m’est la plus proche car Simone Le Carré Gallimard représente ses interdits, ce qui lui fait envie aussi.
Elle utilise l’art, le manipule pour obtenir une satisfaction intérieure. Et je pense que si l’on crée, c’est avant tout pour soi. Nous sommes notre premier et plus important public.
 »
Marchal Béatrice, 1ère STG

« Mon œuvre préférée est celle réalisée par cet instituteur, Francis Marshall qui a crée le personnage de Mauricette. Ce qui m’a plu dans cette œuvre, c’est l’atmosphère, la salle est sombre, il fait frais et même l’odeur participe à l’œuvre. L’auteur crée un personnage et en représente les passages de la vie (passages mis en scène) ce qui lui permet de critiquer. Il a crée tout un petit monde où l’on peut très bien ressentir les sentiments exprimés (utilisation des ficelles). Enfin, ce que j’ai le plus apprécié, c’est la réaction des personnes en rentrant dans la salle : surprise, incompréhension, dégoût, terreur, gêne. On voit qu’ils ne se sentent pas à l’aise, on peut même deviner que cette atmosphère les choque.
L’art est l’un des rares moyens pour choquer les gens avec la vérité (selon sa mise en scène).
 »
Buteau Aurélie, 1ère STG

« La Fabuloserie est un endroit déroutant de par son étrangeté et la façon de voir des gens qui y sont exposés.
L’artiste qui se rapprocherait le plus de ma vision de l’art serait Pascal Verbena. En effet, avec un bois flotté ramassé sur une plage près de Marseille après son boulot de nuit à La Poste, il joue sur le mystère, une histoire tout au long de laquelle il joue avec le visible, l’invisible, la curiosité, le touché, la recherche...
 »
Duretti Chloé, 1ère STG

Lachaise Agnès, juin 2010 {JPEG}
Cunningham Yann, juin 2010 {JPEG}
Demonet Valentine, juin 2010 {JPEG}
Demoulin Thomas, juin 2010 {JPEG}
Gomes Alexandre, juin 2010 {JPEG}
Anonyme, juin 2010 {JPEG}
Kimbatsa Justine, juin 2010 {JPEG}
Merran Bethsabée, juin 2010 {JPEG}
Schmidt Alexandrine, juin 2010 {JPEG}
Montreer Tybalt, juin 2010 {JPEG}
Poirier Pommeline, juin 2010 {JPEG}
Rouzaire Alisson, juin 2010 {JPEG}
Rouzaire Alisson, juin 2010 {JPEG}
Lochard Nolwenn, juin 2010 {JPEG}
Lochard Nolwenn, juin 2010 {JPEG}


Carne Lilian, juin 2010 {JPEG}
Textes et dessins ont pu être finalisés pendant ou après les visites, voir dans le bus mais l’ensemble de ce travail a été ramassé au retour à la descente du bus.