Publié : 24 juin

Premier jour de liberté retrouvée

Premier jour de liberté retrouvée

Il est 10h et je viens de me réveiller. Mes parents m’apprennent que ce matin vers 9h, le président de la République a parlé aux français et a annoncé la fin du confinement.
Quel soulagement ! Cette nouvelle m’a fait comme l’effet d’une bombe, comme un poids qui s’en va.
Pour ce premier jour de liberté retrouvée, j’ai envie de faire un tas de choses qui se bousculent dans ma tête. Mais ce que je ferai en premier c’est rendre visite à mes grands-pères que j“e n’ai plus revus depuis le début du confinement et pour lesquels je me suis si souvent inquiétée.
Normalement, lorsque je vais voir mon grand-père paternel, nous déjeunons toujours dans un restaurant self-service. Mais là, les restaurants sont encore fermés et nous allons préparer le repas chez lui. Ce sera un peu bizarre, à ses côtés, je vais découvrir des mets de pays lointains et les anecdotes qu’ils suscitent. Mon grand-père, ayant toujours beaucoup voyagé, aime raconter son vécu dans ces pays. Entre l’histoire et les traditions, ses récits sont passionnants.
Chez mon grand-père maternel, nous pourrons, ma famille et moi, de nouveau déguster sa fameuse purée de pomme de terre, une recette laissée par sa mère, mon arrière-grand-mère et son bon plat de spaghetti bolognaise, qu’il aime tant nous préparer. C’est toujours un régal et en même temps moi, je suis « la goûteuse » des plats. Penda”nt ce temps passé ensemble dans la cuisine, mon grand-père me raconte l’histoire de notre famille dans les montagnes Suisse, la nature, les animaux et les rencontres exceptionnelles que l’on peut faire. Mon grand-père a également beaucoup voyagé en Chine. Les histoires sont imprégnées des parfums de ce pays si différents des nôtres, des rencontres inattendues et plutôt drôles.
Après avoir passé du temps avec mes grands-pères, j’irai au centre équestre pour retrouver l’ambiance chaleureuse des chevaux. Les poneys recherchent la présence de l’être humain pour être câlinés. Je pourrai alors également y retrouver mon amie Laura.
Puisque les cours d’équitation en groupe sont toujours interdits, Laura et moi prendrons des leçons particulières avec Laure, la responsable du centre et une super monitrice. Après le cours, elle nous permet toujours de faire une ballade à cheval, dans la nature, en osmose avec elle. En raison des règles sanitaires, peu de personnes peuvent rester dans le centre, mais Laura et moi sommes privilégiées et nous pouvons aider à prendre soin des poneys.
Et puis le club quand il n’y a personne, procure une sensation de calme et de bien-être, c’est vraiment agréable. Nous sommes là avec les chevaux, pour eux et eux pour nous.

Copyright Marie