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Publié : 13 janvier 2011

Arcimboldo revisité : beauté monstre

En partenariat avec le professeur de français Mme Flandrin et pour introduire une visite du châteaux de Chambord, les élèves de 2de année Bac Pro ont réalisé une interprétation très personnelle et ludique d’Arcimboldo et ont traduit en quelques sorte les portraits caricaturés de Vinci.

Les élèves ont construit un portrait en reprenant la technique du peintre.
Pour cela, il ont transformé leur portrait en y ajoutant des parties d’autres visages d’autres élèves des sections professionnelles.
L’objectif était "de rendre monstrueuse leur beauté d’origine".
Ensuite une interprétation personnelle, avec les techniques de leur choix, leur a été demandée à partir du montage photo.

LES SOURCES D’INSPIRATION
Arcimboldo ou La technique du collage.

"Si le collage est associé aux inventions des cubistes, le procédé prend en réalité ses racines dans l’art bien avant le XXe siècle. La juxtaposition de matières différentes a souvent fasciné la curiosité des artistes non académiques. Ses tableaux frappent par leur apparence délirante. Il est sans doute d’une aimable fantaisie d’assembler savamment des fleurs, des fruits et des poissons, de façon à faire surgir à la fin des visages ou des personnages composés uniquement d’éléments appartenant à une même série. Mais qui n’aperçoit qu’il ne s’agit là que d’un jeu, que d’une gageure ? Plus tard, on s’est diverti à représenter Napoléon III et bien d’autres célébrités du jour en entrelaçant une multitude de corps de femmes nues. Le ressort est le même. Plutôt qu’un fantastique indubitable, il n’y a là qu’un procédé amusant, systématiquement employé, et qui, les règles une fois données, ne dépend plus que de l’habileté de l’artiste."

Arcimlboldo : 1527-1593

Giuseppe Arcimboldo peintre maniériste

"Giuseppe Arcimboldo est l’auteur de ghiribizzi (jeux caricaturaux) dont les portraits de personnages représentées en buste, de face ou de profil vus à distance sont en fait une composition savante de fruits, de fleurs , de légumes et d’ustensiles de toutes sortes peints avec minutie. Ce sont tantôt des allégories des saisons ou des éléments, tantôt des portraits de cuisinier, de bibliothécaire, de jardinier, incarnés par des attributs de leur métier. Cette œuvre originale appartient au courant maniériste qui fut remis à l’honneur par les surréalistes.Son œuvre est dans le sens de l’époque où les artistes honoraient Bacchus affublant les personnages de leurs compositions de feuilles de vigne, de raisins et de vrilles. Déjà Léonard de Vinci s’était intéressé aux faciès monstrueux, aux portraits déformés par les jeux de glace.
Vinci : 1452-1519
Auparavant Jérôme Bosch avait utilisé des éléments détournés de leurs fins dans ses tableaux.
Bosch : 1450-1516

Les peintures d’Arcimboldo sont conformes aux penchants maniéristes très à la mode en ce temps là où le goût des objets étranges, des singularités de la nature susceptibles parfois de faire naître l’effroi s’exprimait dans les cabinets des princes.Enfin, les allégories, le langage des emblèmes étaient aussi à l’honneur."