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Publié : 20 juin 2011

TIMOTHEE DOLIDON, pour le sujet "Espace psychologique", mai 2011

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"Le poète en des jours impies
Vient préparer des jours meilleurs,
Il est l’homme des utopies ;
Les pieds ici, les yeux ailleurs.
C’est lui qui sur toutes les têtes,
En tout temps, pareil aux prophètes,
Dans sa main, où tout peut tenir,
Doit, qu’on l’insulte ou qu’on le loue,
Comme une torche qu’il secoue,
Faire flamboyer l’avenir."

Victor Hugo, Les rayons et les Ombres, « Fonction du poète ».

Timothée Dolidon, Espace psychologique, mai 2011 {JPEG}

C’est d’une part le rôle du poète que je célèbre à travers ce travail ; un visage lumineux cerné de ténèbres, à l’exemple de la « torche » dont parle Victor Hugo.

_ Le poète semble surgir d’un gouffre, celui du passé, de l’intemporalité, pour « faire flamboyer l’avenir », dissiper « l’ombre obscure » dans laquelle nous sommes plongés.

_ Cependant, les interprétations des images proposées par chaque poème sont multiples, parfois instables, effacées, fuyantes, ce que suggère la division du visage en plusieurs plans, qui ne se chevauchent en un ensemble harmonieux que d’un seul point de vue.

Timothée Dolidon, Espace psychologique, mai 2011 {JPEG}

_ Le mouvement est également traduit par la disposition spiralée des cadres qui forment la structure, ainsi que par les hexagones dont la forme géométrique se prête bien à donner une impression de cycle, de rotation.

Timothée Dolidon, Espace psychologique, mai 2011 {JPEG}

Timothée Dolidon, Espace psychologique, mai 2011 {JPEG}

_ Car un poème n’est pas figé, il exhorte l’imagination du lecteur et ouvre de nouveaux horizons, dont la profondeur dépend du talent du poète.
_ Cette profondeur est représentée par la succession des plans ; sur le plus reculé, les yeux de l’écrivain, le miroir de l’âme. La pensée franchit ensuite divers niveaux de compréhension, de proximité – ou d’éloignement ? – pour parvenir au spectateur.

_ Le cadre rouge au second plan permet, grâce à un contraste entre noirceur et vivacité, de rompre la cohérence de l’espace profond, perturbant ainsi davantage le spectateur.

_ Ce dernier se trouve face à une allégorie de l’interprétation ; à l’instant même où les plans s’assemblent pour constituer un visage, il pense avoir trouvé la clé de l’œuvre : s’ensuit donc un sentiment de satisfaction.
Ce sentiment est ensuite contredit par une série d’interrogations relatives à la forme du travail : pourquoi une rotation ? des hexagones ? des angles rouges ? pourquoi Hugo ?

_ Le spectateur perd ainsi son assurance et cherche des réponses aux questions nouvellement posées, se plongeant dans l’œuvre, se déplaçant de droite à gauche, de haut en bas, cherchant une issue logique et plausible.
_ Certains s’interrogent, d’autres comprennent, d’autres encore observent simplement, mais le but recherché est l’interrogation ; Hugo voulait faire réfléchir, je transmets son message.

Timothée Dolidon, Espace psychologique, mai 2011 {JPEG}

La réflexion est la seule lumière qui puisse éclairer, ne fut-ce que d’un jour tamisé, le doute et l’incompréhension.

Timothée Dolidon, Espace psychologique, mai 2011 {JPEG}

Timothée Dolidon, TL