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Publié : 9 avril 2012

Tête molle, mettre en scène le volume : par MOUETTE OPHELIE

" Lorsque j’ai commencé à modeler mon volume, je pensais seulement à une forme abstraite, puis, au fur et à mesure qu’elle se modelait sous mes yeux, cela m’a donné l’envie de représenter une tête atteinte d’une maladie qui détériore le visage.
Peu à peu un sens plus large s’est fait jour. J’ai décidé d’ajouter à cette tête molle (incitation du sujet) des sangles dans un premier temps pour représenter le milieu hospitalier (que ce soit le service psychiatrique ou celui des urgences) puisque si le patient est considéré comme potentiellement dangereux, pour lui ou pour autrui, il sera forcément attaché.

Mouette Ophélie, mars 2012 {JPEG}

Le fait que les sangles soient fissurées ; cela a un double sens. C’est à dire que le premier sens serait le fait que l’individu est dangereux de par sa maladie. Mais c’est le deuxième sens qui nous intéressera ici, à savoir que le patient est au début de son traitement : les fissures représentant le début de la guérison.
Pour renforcer cette idée, j’ai modelé un matelas pour désigner l’espace d’une chambre générique et un goutte à goutte qui illustre l’idée du traitement en cours.

Pour la retouche, j’ai ajouté un peu plus de contraste et régler les couleurs un peu plus en gris ce qui crée donne sur la photographie une partie plus éclairée mais tout en laissant l’image assez sombre.

Face à quelqu’un de malade, de différent (ex : handicapé) ou qui nous inspire quelque chose de dangereux (ex : schizophrène) ; nous avons souvent peur. Ici, le malade attaché, c’est ce que nous voyons en premier (mis en avant par la lumière).
Or, nous ne regardons pas assez à côté, à savoir qu’il peut-être inoffensif pour l’autre et que sa maladie peut se soigner (ce qui a été mis en retrait par le côté sombre et le léger flou du goutte à goutte).

Mouette Ophélie, mars 2012 {JPEG}

Avant de le stigmatiser, un malade est avant tout quelqu’un que l’on doit penser à soigner ! "

Mouette Ophélie, première ES