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Publié : 28 mars 2011

"Le don n’existe pas" : initiation à la Philosophie en Enseignement d’exploration.

INITIATION A LA PHILOSOPHIE EN ENSEIGNEMENT D’EXPLORATION CRÉATIONS ET ACTIVITÉS ARTISTIQUES

Trognon Aurore, projet collectif, avril 2011 {JPEG}


Lundi 2 MAI de 13H30 à 15H30 et Lundi 9 MAI de 14H30 à 16H30 avec les 70 élèves des deux groupes d’enseignement d’exploration.

THÈME DU DÉBAT :
« LE DON N’EXISTE PAS. ON NE DEVIENT PAS ARTISTE OU QUOI QUE CE SOIT D’AUTRE PARCE QUE L’ON NAIT DOUÉ. »

Constitution de trois groupes :
- groupe Hypothèse : les élèves de ce groupe, qui pense que le don, ou l’inné, est nécessaire pour devenir ce que l’on veut devenir, seront chargés de présenter leurs arguments favorables à cette thèse.

- groupe Objection (parathèse) : les élèves de ce groupe, qui pense que l’acquis seul peut expliquer la réussite dans tel ou tel domaine, devront préparer leurs propres arguments. Ils devront avoir anticipés sur les arguments du groupe précédent et préparés leurs contres arguments.

- groupe Solution (métathèse) : les élèves de ce groupe devront se faire les arbitres des deux groupes précédents et élaborer une conclusion. Avant cela, et pour relancer le débat avec les deux groupes précédents, ils devront avoir réfléchi aux raisons pour lesquelles on peut désirer que le don existe et à celles pour lesquelles on peut refuser une telle idée. Ils présenteront ces réflexions aux deux groupes qui seront invités à réagir. Enfin, ils énonceront une conclusion devant convaincre tous les participants.


Chaque groupe pourra réfléchir à des arguments touchant aux arts plastiques, à leur apprentissage et à leur vécu personnel ainsi qu’à des exemples autres trouvés lors de leurs recherches.

La séance du 2 MAI sera consacrée au débat entre les élèves encadrés par Mr Martin et Mme Longatte professeur de philosophie.

La séance du 9 MAI sera consacrée à un rappel de la manière dont s’organise une discussion philosophique par Mme Longatte, elle fera ainsi le bilan du travail fait par les élèves, un récapitulatif des grandes notions dégagées lors du débat, la mise en perspective des notions qui aurait pu leur échapper et enfin la présentation et l’étude avec les élèves de textes philosophiques liées à cette question.


L’ensemble des écrits et des recherches des élèves devra figurer dans leurs classeurs de fin d’année. Ils y seront évalués en même temps que leurs autres recherches.


COMPTE-RENDU (recueilli par Mme Catherine Da Costa, secrétaire du proviseur pour l’établissement) :

- Extrait du débat :

...
Carine : Des recherches sur différents artistes montrent qu’ils ont un ou des parents liés à l’artistique ou qu’ils ont fait des études d’art, ce qui montre l’influence de l’environnement, des études, du travail.
……. : Tous les enfants d’artistes ne deviennent pas forcément des artistes. Ils ont seulement des capacités acquises grâce à l’environnement familial.
Mme Longatte : L’éveil suffit-il ou faut-il un travail pour créer ?
M. Martin : Connaissez-vous des gens qui ont un don sans influence familiale ?
Laura : Oui, Juliette est douée pour le dessin alors que personne ne dessine chez elle.
Juliette : J’ai peut-être un don, je ne sais pas.
Antoine : Il faut se « tester » dans plusieurs domaines pour découvrir ce pour quoi on est doué.
Marine : Le don veut-il dire « talent » ?
Mme Longatte : Il y a des distinctions importantes à faire.
M. Martin : Combien d’entre-vous pensent que c’est la même chose ?
Alexandra : Je pense que le talent est aussi inné et vient de la même manière que le don.
Thomas : Il y a juste une différence au niveau de l’intensité, le don est supérieur au talent.
Célia : Les deux se ressemblent car on a du mal à expliquer leur origine.
Mme Longatte : La différence se situe au niveau de l’origine et du résultat : une qualité innée est équivalente à un don, être talentueux provient d’une découverte de ses capacités.
Marine : le talent, c’est le travail ; le don c’est inné.
Mr Martin : Jacques Brel disait : "Le talent, c’est avoir l’envie de faire quelque chose".
Mme Longatte : Il y a donc une distinction entre don et talent : le génie artistique relève peut-être bien des deux. Le don est-il totalement inné ou comporte-t-il une part d’acquis ?
Luhanne : Une personne « douée » peut le découvrir ou ne jamais le savoir.
Mme Longatte : Cela nécessite-t-il un travail pour le découvrir ou est-ce le hasard ?
Luhanne : L’école aide à découvrir ses capacités ou ses dons.
Marie : L’école implique un travail, c’e’st donc en travaillant que l’on découvre son don.
Wanda : Le don est une facilité naturelle à développer ses capacités, et l’environnement en fait ou non un talent.
Ophélie : Le don n’existe pas. Cela dépend de l’intérêt porté au domaine artistique par la personne. Le talent est une disposition mentale : on a plus de facilité à comprendre car on est motivé par la discipline.
Mme Longatte : Je peux découvrir une opportunité car mon esprit est ouvert et plus disponible.
Ophélie : C’est l’envie qui motive.
Mme Longatte : Est-ce que l’envie suffit ? est-ce que les gênes suffisent ? Faut-il les deux ?
Quentin : Le don n’existe pas. On a des capacités à faire certaines choses, comme dans le sport.
M. Martin : Il faut faire la distinction entre capacités physiques et capacités psychologiques.
….. : La souplesse aussi par exemple, ça se travaille.
Alan : L’envie aussi se travaille.
Marine : Comment peut-on dire que le don est un « acquis » ?
Mme Longatte : C’est un acquis dans le sens « résultat d’un effort, d’un travail », c’est le sens « culturel ». Il faut opposer le naturel (la fleur, respirer,…) à l’artificiel (qui est « produit » par l’homme).
Quand vous créer, est-ce « naturel » ou « artificiel » ? Le créateur, détenteur d’un don, crée-t-il naturellement ou sa création nécessite-t-elle un travail ?
Manon : Si on décide de s’investir dans un domaine, on arrive à acquérir des capacités, des compétences, dans ce domaine.
M. Philippart : D’accord pour la photo, mais en serait-il de même pour la musique ?
Manon : Oui.
Antoine : Mozart a créé sa première partition à 4 ans, ce n’étais donc pas de l’acquis mais un don inné.
Elise : Il se trouve que Mozart avait l’oreille absolue et la mémoire eidétique (=mémoire absolue), c’était inné chez lui et c’est très rare.
Maureen : Par rapport au chant, tout le monde peut bien chanter en travaillant le chant, mais il faut un don ou un talent particulier pour atteindre, par exemple, 6 octaves.
M. Martin : On ne naît pas tous avec le même corps => idée d’une inégalité. Mais intellectuellement, y-a-t-il des limites à nos capacités.
Mme Longatte : Certains ont des qualités naturelles mais ceux qui en sont porteurs deviennent-ils des artistes et ceux qui n’en sont pas porteurs sont-ils condamnés à ne rien « produire » ? On rencontre des limites physiques, se situent-elles aussi sur le plan psychologique ou intellectuel ? Etes-vous égaux ou pas ? Malgré le fait des disparités naturelles, avec le travail et l’envie peut-on être aussi créatif que n’importe qui ?
……. : La passion fait que l’on a un don.
Mme Longatte : Attention à bien comprendre que dans le mot passion, il y a la racine étymologique de passif, passivité. La passion, c’est quelque chose que l’on subit. Le « doué » est-il passif ou actif ?
Aurélie : Les athlètes handicapés nous montrent que le travail et la volonté comptent dans le résultat de la performance.
M. Martin : Arrive-t-on malgré tout à dépasser nos limites ?
Mme Longatte : Est-ce que tout nous est donné ? ou bien gagnons-nous notre liberté de faire des choses ? Suffit-il d’avoir des capacités naturelles ?
Lucie : On n’a pas tous les mêmes émotions, les mêmes caractères : un timide ne va pas « oser » et ne révèlera pas son don.
Mme Longatte : Il y a donc des qualités naturelles qu’il faut développer par le travail et l’éducation. Cela rejoint le concept de liberté : au lieu de subir, j’agis.
Alan : Je pense que l’envie se travaille. La victoire, la réussite stimulent l’envie de gagner, de réussir.
Mme Longatte : La part de chance existe, le fait de travailler n’exclue pas une part hasardeuse.
M. Martin : Alan dit que la satisfaction, la victoire aident à développer l’envie, mais faut-il seulement cela pour réussir ? Peut-on y arriver sans victoire ?
Alexandra : Certaines personnes vont persévérer, d’autres vont abandonner.
M. Martin : Une bonne note va-t-elle influencer votre travail ?
Tiphaine : En même temps, une mauvaise note incite à travailler pour avoir une meilleure note ensuite.
Mme Longatte : Donc la bonne note n’est pas toujours bénéfique… Les stoïciens distinguent ce qui dépend de nous ou pas. Notre liberté réside dans la prise en considération de la réalité.
Ophélie : Cela dépend de notre disposition mentale.
Mme Longatte : Êtes-vous « actifs » ou « passifs » face à cela ?
…….. : Quel rapport avec le don ?
Mme Longatte : Le don est-il donné par des dispositions spécifiques à la naissance ? Dépend-il de moi ? Dépend-il surtout de mon état d’esprit ?
Il vous faut réfléchir à la définition du « don ».
Kimberley : Il faut séparer le caractère du travail, dépasser la technique par l’originalité, la particularité de la personne.
Mme Longatte : J’utilise les moyens techniques de manière « originale », donc je crée ?
Ophélie : Il n’y a pas seulement le caractère et l’envie. L’entourage compte aussi et peut influencer nos choix.
Mme Longatte : Pour réaliser ses envies, il faut se libérer des contraintes externes ou internes.
Karine : Le mot « don » est mal utilisé. Il a une connotation divine qui peut empêcher de croire au don. Il faut plutôt parler de talent ou de facilités. On naît tous différents, plus aptes à certaines choses qu’à d’autres. Le mot « don » me gêne.
Wanda : Le don serait une forme d’auto-persuasion. La persévérance vient à bout des contraintes et amène le talent.
M. Martin : L’environnement familial et culturel va déterminer le développement d’une envie.
Wanda : Si l’envie est assez forte, on arrive à se libérer.
Mme Longatte : Dans ce cas, changer les choses va demander plus d’efforts. Rien n’est joué d’avance, c’est notre libre arbitre.
Luhanne : Le don, qui existe, doit être complété par des acquis.
Mme Longatte : Aristote dit qu’une chose existe « par essence » ou « en acte ». On passe du « possible » à « l’effectif », « j’ai des capacités potentielles que je vais réaliser ».
Marie : l’idée de morphologie avantageuse (en sport) fait que l’on a des facilités mais ne détermine pas forcément que l’on réussisse.
Manon : Les capacités sont génétiques et ne sont pas un « don ».
Thomas : Les différences de morphologies sont un don.
M. Martin : Mais les dons (oreille absolue par exemple), ne déterminent pas forcément le devenir artistique de la personne.
Mme Longatte : Le don est-il donné par la nature ? En fonction de mes capacités innées naturelles ? Permet-il d’engendrer quelque chose de nouveau grâce à une envie, un travail ? (création, innovation)
Le bagage naturel est-il pré-déterminant dans le devenir de quelqu’un ? Le don est-il dans l’originalité propre à la création ?
Thomas : Le don est propre à l’homme et est individuel.
...

Conclusions du groupe de synthèse :
Elise : Le don n’existerait pas vraiment mais serait lié à une croyance. Il serait plutôt la définition du talent, qui sera travaillé ou non. Tout le monde a un don, un talent : ce n’est pas quelque chose d’exceptionnel.
M. Martin : Le don n’est donc pas lié aux « capacités naturelles » ?
Lola : C’est le travail qui développe les talents, les capacités.
Priscilla : Au-delà de la technique, il faut être « doué » pour progresser et donc avoir des facilités naturelles.
M. Martin : On peut donc tous acquérir quelque chose mais, au final, les capacités naturelles vont faire la différence ?
Mme Longatte : C’est surtout la part de travail qui fait la différence. Mais elle ne fait pas tout, la capacité singulière d’exprimer d’une façon personnelle ce que l’on ressent intervient aussi : la touche personnelle fait l’artiste.
...


- Trois textes philosophiques ont été commentés par les élèves :

"L’activité du génie ne paraît vraiment pas quelque chose de foncièrement différent de l’activité de l’inventeur mécanicien, du savant astronome ou historien, du maître en tactique. Toutes ces activités s’expliquent si l’on se représente des hommes dont la pensée s’exerce dans une seule direction, à qui toutes choses servent de matière, qui observent toujours avec la même diligence leur vie intérieure et celle des autres, qui voient partout des modèles, des incitations, qui ne se lassent pas de combiner leurs moyens. Le génie ne fait rien non plus que d’apprendre d’abord à poser des pierres, puis à bâtir, que de chercher toujours des matériaux et de toujours les travailler. Toute l’activité de l’homme est une merveille de complication, pas seulement celle du génie : mais aucune n’est un "miracle". _ D’où vient alors cette croyance qu’il n’y a de génie que chez l’artiste, l’orateur, le philosophe ? qu’eux seuls ont de l’"intuition" ? (ce qui revient à leur attribuer une sorte de lorgnette merveilleuse qui leur permet de voir directement dans l’"être" !). Manifestement, les hommes ne parlent de génie que là où ils trouvent le plus de plaisir aux effets d’une grande intelligence et où, d’autre part, ils ne veulent pas éprouver d’envie. Dire quelqu’un "divin" signifie : "Ici, nous n’avons pas à rivaliser". Autre chose : on admire tout ce qui est achevé, parfait, on sous-estime toute chose en train de se faire. Or, personne ne peut voir dans l’œuvre de l’artiste comment elle s’est faite ; c’est là son avantage, car partout où l’on peut observer une genèse on est quelque peu refroidi. L’art achevé de l’expression écarte toute idée de devenir ; c’est la tyrannie de la perfection présente."
Friedrich Nietzsche 1844-1900, Humain, trop Humain, De l’âme des artistes et écrivains, 1878, Ed. Gallimard, trad. R. Rovini, 1988


- "Mais celui qui est sûr, absolument sûr, d’avoir produit une oeuvre viable et durable, celui-là n’a plus que faire de l’éloge et se sent au dessus de la gloire, parce qu’il est créateur, parce qu’il le sait, et parce que la joie qu’il en éprouve est une joie divine. Si donc, dans tous les domaines, le triomphe de la vie est la création, ne devons nous pas supposer que la vie humaine a sa raison d’être dans une création qui peut, à la différence de celle de l’artiste et du savant, se poursuivre à tout moment chez tous les hommes : la création de soi par soi, l’agrandissement de la personnalité par un effort qui tire beaucoup de peu, quelque chose de rien, et ajoute sans cesse à ce qu’il y avait de richesse dans le monde ?"
Henri Bergson (1859-1941), prix Nobel de Littérature, L’énergie spirituelle (1919), PUF, 8eme éd., 2005


"Les quarante-six chromosomes de l’être humain lui confèrent toute une série d’aptitudes, physiques ou mentales, qu’il peut exploiter et développer de manières très variées selon le milieu de société dans laquelle il grandit et vit. C’est par exemple, son équipement génétique qui donne à l’enfant la capacité de parler. Mais c’est son milieu qui lui apprend une langue plutôt qu’une autre. Comme n’importe quel caractère, le comportement d’un être humain est façonné par une incessante interaction des gênes et du milieu.

Cette interdépendance du biologique et du culturel est trop souvent sous-estimée, quand elle n’est pas purement et simplement niée, pour des raisons idéologiques et politiques. Au lieu de considérer ces deux facteurs comme complémentaires et indissolublement liés dans la formation de l’être humain, on cherche à les opposer. On veut voir dans l’hérédité et l’environnement deux forces antagonistes dont on cherche à chiffrer la part respective dans le comportement et les aptitudes de l’individu. Comme si, dans la genèse du comportement humain et ses perturbations, ces deux facteurs devaient s’exclure mutuellement.

Dans une série de débats sur l’école, sur la psychiatrie, sur la condition des sexes, on voit ainsi s’affronter deux positions extrêmes ; deux attitudes qui, pour prendre une analogie avec des machines à musique, considèrent le cerveau humain soit comme une bande magnétique vierge, soit comme un disque de phonographe. Une bande magnétique reçoit du milieu les instructions pour enregistrer et éventuellement rejouer n’importe quel morceau de musique. Un disque, au contraire, ne peut, quel que soit le milieu, que jouer le morceau gravé dans ses sillons."
François Jacob, né en 1920, prix Nobel de Médecine, Le jeu des possibles, Ed. Fayard, 1981


- Trois grilles d’études sociologiques issues du livre "Les héritiers" (1964) de Pierre Bourdieu et Jean Claude Passeron ont été commentées par les élèves :

L’origine sociale et la vie artistiques des étudiants Les heritiers Bourdieu/Passeron
Les notes obtenues et l’origine sociale. Les Héritiers Bourdieu/Passeron
La réussite scolaire selon le niveau scolaire des parents. Les héritiers Bourdieu/Passeron

- Un diaporama de l’œuvre peinte de Pablo Picasso (1881-1973) avec des informations chronologiques, biographiques (son âge à l’époque du tableau, son père artiste...), artistiques ; a été commenté par les élèves :

Picasso vers ses 14 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Le père de l'artiste (José Ruiz Blasco), 1895, huile sur toile, 52x32cm {JPEG}

Picasso vers ses 15 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, La mère de l'artiste (Maria Picasso Lopez), 1896, pastel sur papier, 49.8x39cm {JPEG}

Picasso vers ses 18 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Portarit de Lola, la soeur de l'artiste, 1899, 1900, fusain et crayons de couleurs sur papier, 44x29cm {JPEG}

Picasso vers ses 19 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Autoportrait, 1900, fusain sur papier gris, 22.5x16.5cm {JPEG}

Picasso vers ses 20 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, La mort de Casagemas, 1901, huile sur toile, 27x35cm {JPEG}

Picasso vers ses 23 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Femme au casque de cheveux (Madeleine), 1904, gouache sur carton préparé, 41.6x29.9cm {JPEG}

Picasso vers ses 25 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Portrait de Gertrude Stein, 1906, huile sur toile, 99.6x81.3cm {JPEG}

Picasso vers ses 27 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Femme à l'éventail (Fernande), 1908, huile sur toile, 152x101cm {JPEG}

Picasso vers ses 29 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Jeune fille à la mandoline (Fanny Tellier), 1910, huile sur toile, 100.3x73.6cm {JPEG}

Picasso vers ses 36 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Olga dans un fauteuil, 1917, huile sur toile, 130x88.8cm {JPEG}

Picasso vers ses 41 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, La Rêve (Marie-Thérèse), 24 janvier 1932, huile sur toile, 130x97cm {JPEG}

Picasso vers ses 42 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Portrait de la femme de l'artiste (Olga), 1923, huile sur toile, 130x97cm {JPEG}
PICASSO Pabo Ruiz, La femme en blanc (Sarah Murphy), 1923, hulie sur toile, 99.1x80cm {JPEG}

Picasso vers ses 49 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Baigneuse assise (Olga), 1930, 163.2x129.5cm {JPEG}

Picasso vers ses 56 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Marie-Thérèse assise, 11 mars 1937, huile et pastel sur toile, 130x97cm {JPEG}

Picasso vers ses 59 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Femme se coiffant (Dora), 5 mars 1940, huile sur toile, 130x97cm {JPEG}

Picasso vers ses 60 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Femme dans un fauteuil (Dora), 1941-1942, huile sur toile, 130.5x97.5cm {JPEG}

Picasso vers ses 65 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, La femme fleur (Françoise), 1946, huile sur toile, 146x89cm {JPEG}

Picasso vers ses 73 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Jacqueline aux fleurs, 3 juin 1954, 100x81cm {JPEG}

Picasso vers ses 79 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Femme assise (Jacqueline), 27 novembre 1960, huile sur toile, 100x80.5cm {JPEG}

Picasso vers ses 85 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Homme assis (autoportrait), 26 décembre 1966, crayon istre sur papier, 55x46cm {JPEG}

Picasso vers ses 91 ans :
PICASSO Pabo Ruiz, Autoportrait, 28 juin - 4 juillet1972, caryons de couleurs, gouache, encre de chine et lavis d'encre sur papier, 65.7x50.5cm {JPEG}

Toutes les reproductions précédentes sont issues du catalogue de l’exposition "Picasso et le portrait", 1996, Ed. Flammarion. La monstration de ces œuvres avait pour objectifs de casser les représentations souvent stéréotypées de l’œuvre de Picasso, montrer la diversité de l’œuvre et de faire comprendre aux élèves que l’œuvre est une question d’évolution et d’invention et pas la répétition mécanique d’une simple compétence technique.


Sondage/bilan de fin de débats :

A la question :
Pensez-vous que nous naissons tous doués ? Une majorité d’élèves répondent NON.
Pensez vous qu’il existe des différences physiologiques, physiques à la naissance ? Une majorité d’élèves répondent OUI.
Pensez-vous qu’il existe des différences psychologiques intellectuelles à la naissance ? Une majorité d’élèves répondent NON.
Pensez vous que le travail peut faire surmonter les éventuelles différences physiologiques ? Une majorité d’élèves répondent OUI.
Pensez-vous que le travail peut faire surmonter les éventuelles différences intellectuelles ? Une majorité d’élèves répondent OUI.
Pensez-vous ou avez vous trouvé des preuves scientifiques de l’existence du don ? Seuls 4 élèves le pensent.
Pensez-vous que l’environnement socio-culturel ait une importance dans la "réussite" ou du moins permet de devenir ce que l’on veut devenir ? Une majorité d’élèves répondent OUI.
Pensez-vous que l’école permet de réduire voir d’annuler les différences socio-culturelles ? Une majorité d’élèves répondent NON.
Pensez-vous que si l’on a reçu "le don d’être artiste" (s’il existe), on deviendra forcément artiste ? Une majorité d’élèves répondent NON.
Pensez vous que la création soit quelque chose que l’on reproduit ou que l’on invente ? Une majorité d’élèves répondent que l’on INVENTE.


Les séquences vidéo prises par Mr Philippart, conseiller Tice de bassin, sont pour le moment encore à montées.