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Interview Billie Brelok, chanteuse franco-péruvienne, partenaire du PACTE MODD

Publication : par Geneviève Dominois

¡ Hola Billie !

Billie, artiste franco péruvienne a découvert le rap dans les fêtes de quartiers de Nanterre, là où elle a grandi. Puis, elle a rencontré la FATSK (Fatskool), une équipe de graffeurs qui faisaient aussi du rap. C’était parti ! Soirées open mic de Nanterre où elle se lançait seule au micro…

G : Bonjour Billie, qui es-tu ? Tu rappes en français, mais tu chantes aussi en espagnol ?

B : Je fais du rap, au présent. J’écris et j’interprète surtout en français. Mais comme j’ai la chance que mes parents m’aient transmis quelques notes d’espagnol, j’essaye de varier les options.

G : A propos de ta chanson "Bâtarde", tu as dit : "Ce titre raconte le carrefour que je suis". Mais encore ?

B : "Bâtarde" porte bien son nom, c’est l’idée du pluriel dans une seule personne. A Lima, au Pérou j’ai eu l’occasion de voir beaucoup de chiens de rue, qui marchent en équipe, de races entremêlées et de couleurs et traits mixtes ; l’idée de Bâtarde est que je pourrais faire partie de l’équipe.

G : Etait-il important pour toi de faire découvrir à nos élèves du PACTE la musique latino-américaine ?

B : Je ne suis pas une spécialiste non plus mais en effet autant profiter de ces rencontres pour leur faire « tourner » quelques références du hiphop latino qu’ils ont moins l’habitude de croiser et leur inspirer, leur suggérer de la curiosité.

G : En quoi la musique peut-elle être le porte-parole d’une cause écologique ?

B : La musique raconte les époques et elle est riche d’épisode de résistance. La musique latino-américaine notamment porte des voix anticoloniales diverses, anticapitalistes, féministes, qui chantent la liberté dans bien des registres. La question de l’environnement est présente dans ses répertoires depuis plusieurs siècles. La musique raconte ces résistances.

G : Les ateliers avec les élèves ont été menés en espagnol. Atout ou difficulté ?

B : Non au contraire c’est une façon de renforcer aise et confiance dans leur expression comme dans leur écoute. L’oral, c’est un terrain pratique pour se tromper.

G : Notre partenariat avec l’Usine à Chapeaux (Rambouillet) est une belle réussite. Envisages-tu d’autres projets avec cette structure culturelle ?

B : On va collaborer pour cette troisième année autour d’une Fabrique à Chansons, et à chaque édition, le projet renforce nos liens et laisse je crois de bons souvenirs à tous.
C’est toujours un plaisir de rencontrer un nouveau groupe de participants, de faire du sur- mesure, en découvrant chaque fois des profils singuliers riches de leur propre poésie.

G : Nos élèves ont vécu une expérience exceptionnelle le mardi 30 avril à l’Ecole de Musique A.M.E. de La Queue Lez Yvelines. Cet enregistrement " Pro" était certainement un des moments les plus forts de notre PACTE. Qu’as-tu ressenti ?

B : Ça a été un moment d’accomplissement pour eux car l’année avait été compliquée et les obstacles nombreux. Et puis, c’est sourire aux lèvres qu’ils se retrouvent à réaliser quelque chose qui leur semblait inenvisageable, à l’heure de notre première rencontre. Le résultat, notamment grâce à la contribution de l’équipe de l’Usine à chapeaux est au top.

GD

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