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Publié : 28 janvier 2012

LAURIANE PERRUCHET pour le sujet Espace étranger/Espace de la salle, Passages/limites

Perruchet Lauriane, octobre 2011 {JPEG}

"Il existe d’innombrables manières de faire ressentir dans une œuvre le phénomène de passage et de limite.

Phénomène de passage

Le premier phénomène de passage réalisé sur l’œuvre est la déchirure, discontinue à certains moments, opérée sur la première feuille raisin utilisée et collée sur la seconde. En un deuxième temps, la superposition de certains croquis qui, soit se ressemblent et s’unifient à leurs croisements, soit se détachent l’un de l’autre de par leur contenu.
On voit aussi un fort passage grâce aux différentes échelles des croquis et des deux grandes représentations. Grâce à la taille de l’œil représenté, qui passe sur deux autres croquis, on casse les échelles en unissant différents formats.
On trouve dans le phénomène de passage, aussi, une certaine homogénéité entre les couleurs dans les différents rappels de turquoise, de gris, de noir ou de rouge... Et ce à différents endroits de la feuille pour créer des rappels colorés.
J’ai également utilisé des effets comme les coulures d’encres (soufflées) pour donner à certains croquis plus de vie, un mouvement qui offre un passage vers les éléments que traversent ces coulures.
J’ai joué également avec des éclaboussures d’encres pour donner de la matière visuelle et fluidifier certaines zones. Certaines teintes sont fondues entre elles et créent des passages entre les couleurs.
Enfin, le prolongement de certaines lignes figuratives ou délimitant l’espace des croquis font que la ligne peut séparer et relier en même temps.

Phénomène de limites :

J’ai principalement structuré mon œuvre en créant deux grandes lignes continues qui se croisent et séparent en plusieurs parties mon travail.
Ces parties ont été traitées différemment pour affirmer cette structure : la partie en haut à droite est traitée seulement avec des couleurs sombres permettant de casser avec le reste et d’éviter d’aplatir mon œuvre en laissant trop de parties non peintes (blanc du papier) qui se trouvent principalement dans les parties basses de mon travail.
J’ai également crée des limites entres certains croquis en utilisant l’encre de chine à la plume en refermant les croquis sur eux-mêmes, donnant ainsi un effet de "coupure".
J’ai également utilisé les ciseaux pour couper nettement certains endroits de la première feuille.
Mais la limite est aussi présente grâce au contraste brut de certaines couleurs placées côte à côte et s’opposant.

Pour moi, j’ai davantage développé la recherche sur le passage même si la limite s’y impose fortement de par sa structure.

Un espace étranger :

Un espace étranger n’est pas seulement un espace où l’on n’est jamais allé, c’est bien plus que cela. Pour moi, un espace étranger est un lieu où l’on ne sent pas à sa place : on s’y sent mal à l’aise voir exclu.
Mais il peut s’agir également d’un lieu ou d’un espace qui ne nous est pas commun et qui nous intrigue. Mais cela n’empêche que, pour moi, un espace étranger peut aussi bien être familier qu’inconnu ; comme quelque chose qui nous est habituel mais sur lequel nous n’avons jamais vraiment pris le temps de réfléchir.

Exemples dans mon travail :

- par rapport à ma production sur le thème du passage et de la limite, j’ai choisi de dessiner un œil comme grande représentation d’un espace étranger. Car c’est grâce à l’œil que nous reconnaissons toutes ces choses, toutes ces personnes, tous ces lieux que nous connaissons mais également tout ce qui nous est proprement étranger.
Enfin, l’œil me fascine et reste pour moi une grande énigme.

- j’ai également choisi comme grande représentation de la classe, de dessiner le point de vue du professeur à son bureau, vu de dos, car cette place m’est totalement inconnue, moi qui pourtant la côtoie tous les jours au lycée, elle ne m’est pourtant pas plus familière.

En dernier exemple, je choisirais le croquis qui représente une flaque d’eau sur un sol pavé avec un monument dans le reflet qui est étranger à notre vision à ce moment précis... "

Perruchet Lauriane, 1ere ES